Des perspectives d’évolution

Les facteurs d’évolution du métier d’aide-soignant

Le Répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière anticipe un certain nombre de facteurs d’évolution du métier d’aide-soignant à moyen terme :

  • l’augmentation des pathologies chroniques et des soins de longue durée, liés à l’allongement de la durée de vie,
  • la modification de la demande des usagers : droit à l’information, exigence de qualité,
  • la modification des modes de prise en charge des patients : hospitalisation de courte durée, hospitalisation de jour, hospitalisation à domicile,
  • l’introduction de logiciels de gestion dans les établissements de soins,
  • la création de réseaux multiprofessionnels,
  • et l’ouverture de postes en santé mentale.

Il prévoit des « conséquences majeures » sur l’évolution des activités et des compétences, avec notamment un besoin de connaissance accrue des pathologies de fin de vie, de la maladie d’Alzheimer, de la douleur et de la relation d’aide.

Evolution du métier et de la pratique

Des nouveaux outils en cours de développement dans les instituts de formation et qui complètent utilement les cours remis en version papier aux élèves, les ressources documentaires et livres que des centres de documentation, ou les salles de travaux dirigés déjà existantes (avec lits médicalisés, point de lavage des mains, déambulateurs…).

La simulation

De plus en plus d’instituts de formation d’aides-soignants se dotent d’outils et de matériel de simulation. En effet, selon la recommandation « jamais la première fois sur un patient », par la simulation, il s’agit de placer le futur professionnel dans une situation de soins ou d’accompagnement scénarisée.

Ex : Une personne lors d’un soin ou d’une sortie du lit, tombe et s’évanouit.

Ex : Une personne refuse de s’alimenter car elle ne ressent plus le goût des choses.

Ainsi, cette situation peut être réalisée par un mannequin automatisé ou bien par un comédien préparé et formé à simuler un patient ou un résident.

L’apprenant doit agir seul ou en binôme sous l’œil d’une caméra. Le film sert d’appui débriefing animé par le formateur, en groupe. Par ce biais, chacun apprend et réfléchit à partir d’une situation proche du terrain et des gestes réalisés par les autres stagiaires.

La chambre des erreurs

Elle vise à reconstituer une chambre de soins, à domicile ou en EHPAD. Elle comporte des erreurs ou des écarts par rapport aux bonnes pratiques. L’apprenant conduit alors un parcours comme un enquêteur pour trouver les erreurs (ex : lit non stabilisé).

Le Caisson pédagogique

Il permet de s’assurer du bon lavage des mains et comporter une lampe ultraviolet que vérifie que la friction des mains a été bien réalisée. Il s’agit de glisser les 2 mains dans un caisson, la lumière ultraviolet indique alors les zones où le produit de nettoyage des mains a été bien appliqué.

Le simulateur de vieillissement

Chacun des instituts de formation d’aides-soignants des Pays de la Loire permet à ses apprenants d’expérimenter la vieillesse et la dépendance avec un encadrement par des formateurs formés à ce simulateur.

En revêtant une « combinaison-simulateur de vieillissement » (pouvant comporter des lunettes, un casque avec un son déformé.. ), vous vous retrouverez dans la peau d’une personne âgée de 80 ans, en perte d’autonomie. Cette expérimentation permet de comprendre, dans son corps et avec tous ses sens, ce que ressent une personne âgée ou handicapée dans les gestes les plus simples du quotidien : la difficulté à se lever, à se baisser, à s’asseoir, à se servir à boire, à prendre de l’argent dans son porte-monnaie, à participer à une conversation… L’objectif : changer son regard et appréhender concrètement les difficultés rencontrées.

E-learning

Des cours peuvent être déposés sur un espace numérique de travail (ENT) auquel l’élève en formation peut de se connecter en institut ou à domicile, lui permettant de télécharger des cours, des diaporamas ou de refaire des exercices. Des vidéos peuvent aussi être à mises à disposition.

Des tablettes tactiles

Des tablettes peuvent aussi être mises à disposition des apprenants  qui comportent un boitier ou une adresse de connexion permettant de répondre à un questionnaire lors d’un cours en institut. Les élèves répondent à l’aide de la tablette ou d’une télécommande et les résultats s’affichent immédiatement.

Les serious games

Les serious games en santé utilisent les technologies propres aux jeux vidéo à des fins utilitaires (apprendre, tester, vérifier ses connaissances, s’entrainer..) tout en donnant une dimension ludique à l’apprentissage et permettant à chaque stagiaire d’évoluer à son rythme et de répéter autant que nécessaire.

Des sérious games sont actuellement développés à l’intention spécifique des élèves en formation d’aides-soignants.